Du moment que, parallèlement, l'avocat avait déposé une plainte pénale contre les policiers pour les actes objectifs qui se sont passés lors de l'intervention du 10 avril 2012, voire du 4 mai 2012, et qui, eux, justifiaient d'ouvrir une instruction, il coule de source qu'une nouvelle plainte aurait pu être déposée contre le procureur si, à l'occasion de l'enquête visant les policiers, il était apparu que le magistrat était impliqué sous l'angle pénal. Il n'y avait donc aucune nécessité procédurale à agir immédiatement, sans disposer du moindre indice d'infraction de la part du Procureur général. Il en va de même avec le rapport de police connu ultérieurement.