Il apparaît également qu'il est inadmissible d'affirmer que constituerait un mensonge la déclaration du Procureur général dans sa lettre du 21 mai 2012 à la Chambre pénale selon laquelle "convoqué le 4 mai 2012 le demandeur a refusé de répondre à la police". S'il est établi que, lors de l'audition du 4 mai 2012, le client du recourant avait accepté de donner des informations sur sa situation personnelle (dans la perspective d'obtenir l'assistance judiciaire), il n'est pas contesté non plus qu'il a refusé de répondre à toute question de la police sur les évènements du 10 avril 2012. C'est donc jouer sur les mots que de prétendre qu'il aurait accepté de collaborer.