Si l'on peut comprendre que, conscient des exigences de la jurisprudence, l'avocat était tenté de forcer le trait pour établir la gravité de ses reproches, il apparait cependant qu'objectivement, ses critiques ne concernaient au mieux que des peccadilles et traduisaient une interprétation biaisée de la réalité. Or, il n'est pas admissible, pour les besoins de la cause, de traiter un magistrat de menteur alors que les soidisant mensonges ne constituent qu'une déformation de ses propos ou une simple imprécision sans conséquence au détour d'une lettre.