Du moment que l'avocat entendait invoquer des irrégularités de procédure ou d'appréciation commises par ce magistrat pour fonder sa requête, il devait démontrer que celles-ci étaient particulièrement lourdes ou répétées et qu'elles constituaient des violations graves de ses devoirs qui dénotaient une intention de nuire (arrêt TF 1B_384/2012 du 4 octobre 2012). Si l'on peut comprendre que, conscient des exigences de la jurisprudence, l'avocat était tenté de forcer le trait pour établir la gravité de ses reproches, il apparait cependant qu'objectivement, ses critiques ne concernaient au mieux que des peccadilles et traduisaient une interprétation biaisée de la réalité.