a) S'agissant tout d'abord de la lettre du 24 mai 2012, il faut constater que celle-ci s'inscrivait dans le cadre de la motivation d'une demande de récusation du Procureur général. Du moment que l'avocat entendait invoquer des irrégularités de procédure ou d'appréciation commises par ce magistrat pour fonder sa requête, il devait démontrer que celles-ci étaient particulièrement lourdes ou répétées et qu'elles constituaient des violations graves de ses devoirs qui dénotaient une intention de nuire (arrêt TF 1B_384/2012 du 4 octobre 2012).