Sur le fond, la Commission a considéré que les écrits de Me A.________ des 3 et 15 mai 2012 n'étaient pas contraires à ses devoirs, même si le second envoi était empreint de subjectivité. Elle a estimé en revanche que le courrier du 24 mai 2012 à la Chambre pénale allait trop loin, dans le sens où il dépeint les propos du Procureur général comme un "tissu de mauvaise foi". Même si le défenseur n'était pas obligé de partager l'avis du magistrat sur l'appréciation juridique du dossier de procédure, une analyse divergente émanant d'une adverse partie ne pouvait en aucun cas être qualifiée de "tissu de mauvaise foi".