S'agissant plus spécifiquement du Procureur général, les plaignants ont souligné qu'il était à l'origine des actes dénoncés, par les mandats qu'il avait délivrés et par les directives qu'il avait données, de manière formelle ou non: son autorité hiérarchique à la tête du Ministère public et l'influence qu'il semblait avoir eue concrètement sur les autres participants faisaient de lui probablement un coauteur ou en tout cas un instigateur au sens de l'art. 24 CP.