En l'occurrence, on peut admettre, sur la base notamment des lettres de soutien et de la pétition qu'il produit, que le recourant présente une certaine intégration sociale et professionnelle et qu'il est indépendant sur le plan financier, même si ses revenus restent très modestes. On peut lui donner acte également qu'exception faite des graves infractions aux dispositions du droit des étrangers, les autorités n'ont pas connaissance qu'il ait commis d'autres actes pénalement répréhensibles. Il n'est pas contestable non plus qu'au cours des nombreuses années de séjour illégal, il se soit familiarisé avec le mode de vie en Suisse et maîtrise une des langues nationales.