A cet égard, il faut d'emblée constater que, même si l'intéressé prétend résider en Suisse depuis 1992, ce séjour était clandestin. Il n'a jamais obtenu d'autorisation de séjour ou de travail et n’en a jamais sollicité, de sorte que la durée totale de sa présence en Suisse a été illégale. Alors même qu'il connaissait les exigences légales en la matière, notamment depuis son refoulement en 1999, il a sciemment violé les dispositions fondamentales du droit des étrangers, spécialement une interdiction d'entrée dans le pays, par un comportement qui dénote un mépris certain de l'ordre juridique suisse.