Ainsi, les relations d’amitié, de voisinage ou de travail nouées durant le séjour devaient certes être prises en considération, mais ne constituaient pas des éléments déterminants pour la reconnaissance d’une situation d’extrême gravité. Par ailleurs, il n’apparaissait pas que l’intéressé s'était créé des attaches tellement profondes et durables avec la Suisse qu’il ne pouvait plus raisonnablement envisager un retour au Kosovo. Le requérant n’avait pas de famille proche en Suisse et conservait des liens très étroits avec son pays d’origine, où il avait vécu jusqu’à l’âge de 30 ans et où habitent son épouse et leurs cinq enfants.