En l'espèce, ce n'est pas le parent au bénéfice du droit de visite qui sollicite un permis de séjour au titre de l'art. 8 CEDH comme dans la jurisprudence examinée ci-dessus, mais l'enfant qui entend maintenir ses relations familiales à l'occasion du droit de visite exercé par son père, au bénéfice d'un permis d'établissement et qui dispose de l'autorité parentale conjointe. L'enfant fait valoir qu'en raison de la distance qui sépare la Suisse de la Colombie, son renvoi rendra impossible la continuation des liens familiaux avec son père, alors même que ceux-ci sont particulièrement forts au sens de la jurisprudence.