Certes, ce jugement n'avait pas encore été rendu au moment où l'autorité intimée à révoqué l'autorisation d'établissement du recourant. Cela étant, en droit des étrangers, la jurisprudence admet que les autorités peuvent, sans violer la présomption d’innocence, tenir compte, avec retenue toutefois, de nouvelles enquêtes en cours, lorsqu’il s’agit d’évaluer le risque de récidive d’une personne qui a déjà été condamnée pénalement (cf. arrêt 2C_242/2011 du 23 septembre 2011 consid. 2.3; arrêt 2C_795/2010 du 1er mars 2011 consid. 4.3; arrêt 2C_561/2008 du 5 novembre 2008 consid 5.3.1.). Tribunal cantonal TC Page 7 de 9