Certes, il n'est nullement question d'exiger des intéressés qu'ils se détournent de leur culture d'origine pour se mouler totalement dans celle du pays dont ils sollicitent la nationalité. En revanche, les candidats à la naturalisation ne peuvent prétendre avoir atteint le niveau d'intégration exigé lorsque, comme en l'espèce, leur culture d'origine demeure globalement prépondérante par rapport à celle du pays dont ils ne maîtrisent pas les références de base, dont ils n'ont pas adopté les coutumes familières - ils ne le prétendent du reste pas - et qui ne fonde pas de manière significative leur habitus ainsi que tout ce qui caractérise l'appartenance à un groupe social.