A titre préalable, les recourantes maintiennent qu'il existe une situation de pénurie en matière de logopédie dans le district de la Glâne et se réfèrent à ce propos à une lettre qu'une autre logopédiste déboutée a envoyée à la DICS le 26 février 2014, qui confirme leurs dires. Sur le fond, même si les recourantes constatent que la nouvelle décision de la DICS se fonde désormais sur une loi au sens formel, elles contestent la validité de l'effet rétroactif qu'elle instaure. Cet effet serait uniquement destiné à restreindre la liberté économique de trois personnes (soit les deux recourantes et l'auteure de la lettre du 26 février 2014).