Quoi qu'il en soit, l'examen de l'ordonnance du 22 mai 2012 montre que le Conseil d'Etat n'a pas procédé à une délégation de compétence en matière routière au bénéfice du Conseil général, mais s'est limité l'accorder à la commune sans autre précision. Or, selon le texte clair de l'art. 60 al. 2 LCo, le Conseil communal exerce toutes les attributions qui ne sont pas déférées par la loi à un autre organe. Le Conseil général n'est donc pas compétent pour exercer les prérogatives déléguées.