Il est ainsi indiscutable que la dissection d'une artère vertébrale lors de l'anesthésie d'un patient ne présentant pas de prédispositions majeures constitue un évènement tout à fait exceptionnel et imprévisible. Il doit manifestement échapper à l'obligation d'informer du médecin, compte tenu de l'extrême rareté de sa survenance durant une anesthésie. Avec les experts, on doit reconnaître que personne ne pouvait prévoir qu'un problème - pouvant au demeurant survenir sans lien aucun avec l'induction d'une anesthésie - se produirait en l'occurrence et dans ces circonstances-là. Le médecin ne saurait dans ces conditions être tenu d'aviser son patient de la probabilité - quasi nulle