{"Signatur": "FR_TC_007", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2015-10-28", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_007_601-2008-4_2015-10-28.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/601_2008_4_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b64111739d7d5bdfe1115360058fd9bc69d875d76c9fdace051932e1174dc2de760afb63ee82294e341dc948f6c1b0ce0316&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b64111739d7d5bdfe1115360058fd9bc69d875d76c9fdace051932e1174dc2de760afb63ee82294e341dc948f6c1b0ce0316&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=601_2008_4", "Checksum": "34e83bcceb52b8ac708be5d150249237"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["601 2008 4"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 28.10.2015 601 2008 4"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cours administrative 28.10.2015 601 2008 4"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cours administrative"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Verwaltungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. 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L'origine de\ncette masse n'avait pas d'importance d'un point de vue thérapeutique. A ce moment, il aurait fallu\nprocéder à une évaluation chirurgicale. Sous cet angle, les affirmations du Dr I.________ selon\nlesquelles les hématomes semblables sont fréquents et ne doivent pas être traités\nchirurgicalement sont fausses et constituent une erreur d'appréciation de la situation.\n\nL'experte souligne que si un CRP de 194 mg/l, considéré isolément, est un résultat pathologique\nmais relativement peu spécifique; en revanche, chez un patient en bonne santé ayant subi une\nintervention chirurgicale sous anesthésie, cette valeur évoque nettement une infection. Associée à\nune leucocytose de 20'800/L (constatée au même moment), et une température subfébrile après\nthérapie maximale de paracétamol, il n'y a pas d'autre interprétation plausible des résultats qu'une\naffection bactérielle grave.\n\nDans le cas de la demanderesse, ces résultats de laboratoire associés aux constats cliniques\n(douleurs dans le bras après l'opération, état général diminué, récente sécrétion purulente au point\nde ponction sur le cou après cathéter interscalénique, températures subfébriles sous doses\nélevées de paracétamol) auraient dû être compris dès le 18 mai 2005 comme un \"surgical site\ninfection\". Il est très surprenant que des médecins cadres aient considéré cette lésion sur le cou\ncomme un furoncle (sécrétion de pus sur folliculite). Outre le fait que les femmes n'ont\npratiquement aucune pilosité dans cette région du corps, de sorte que l'apparition d'un furoncle est\ntrès invraisemblable, l'experte constate que la doctoresse assistante qui a documenté les résultats\npour la première fois ainsi que l'infirmière en fonction ont toutes les deux indépendamment l'une de\nl'autre, interprété cette lésion comme une sécrétion au point de ponction, c'est-à-dire à l'endroit où\nl'anesthésie régionale avait été placée. A l'occasion de l'audition de 2013, on a mentionné pour la\npremière fois une inflammation phlegmoneuse, ce qui n'était évidemment pas le cas chez la\npatiente. Un phlegmon aurait été décelé par les examens de laboratoire, ce qui n'a pas été le cas.\n\nL'experte relève également que l'induration axillaire constatée par la physiothérapeute était un\nautre élément atypique qui aurait dû être pris en considération par l'équipe de l'HIB. Quand bien\nmême l'aine peut certes être douloureuse sous la pression en cas de capsulite rétractive, la peau\net les tissus sous-cutanés ne sont pas pris dans un processus inflammatoire et restent donc de\nconsistance normale. Un traitement chirurgical d'un capsulite rétractive à un stade précoce peut\ncertes entraîner un gonflement diffus de l'ensemble du bras mais en aucun cas une induration.\n\nS'agissant du diagnostic à poser sur le cas de la demanderesse, l'experte remarque que, même si,\ndans un premier temps, on peut présumer l'apparition d'un CRPS de type I, les moyens\ndiagnostiques mis en œuvre par la suite ont montré une affection neurologique des parties\nsensibles du plexus, constitutive d'un CRPS de type II. Ce fait est important car il montre que le\nplexus brachialis a été atteint par compression et inflammation, consécutives à l'hématome et à\nl'infection par cathéter.\n\nL'experte conteste par ailleurs l'appréciation des médecins auditionnés qui prétendaient que\nl'hématome ne s'était surinfecté que dans les derniers jours de l'hospitalisation dès lors que\nl'infection était le fait de staphylocoques dorés dont le temps de développement est très rapide et\nque, par conséquent, cela excluait une infection directe liée à la pose du cathéter près d'un mois\nTribunal cantonal TC\nPage 18 de 28\n\nauparavant. Pour l'experte, le fait est qu'une infection par staphylocoques dorés, après une\nintervention chirurgicale chez un patient sain, survient par inoculation directe des bactéries par la\nblessure/le portail d'entrée. De telles infections ne peuvent se manifester cliniquement que 14 à 21\njours plus tard, suivant leur localisation. En d'autres termes, l'hématome était déjà chargé de\nbactéries avant l'entrée à l'HIB. A la question de savoir à partir de quand on peut parler d'une\ninfection, il était difficile de répondre étant donné le manque d'examens diagnostiques avant le 16\nmai 2005. Cela étant, le diagnostic accompagné de tous les critères nécessaires devait être posé\nau plus tard le 18 mai 2005. Mais le traitement adéquat n'a pas été appliqué.\n\nEn conclusion, l'experte a déclaré s'en tenir à sa position selon laquelle, dans le cas de la\ndemanderesse, il y a eu, de la part de cette équipe très expérimentée disposant d'un mandat de\ntraitement clairement défini, une erreur de traitement par omission des mesures thérapeutiques\ncorrectes.\n\n"}