{"Signatur": "FR_TC_007", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2015-10-28", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_007_601-2008-4_2015-10-28.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/601_2008_4_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b64111739d7d5bdfe1115360058fd9bc69d875d76c9fdace051932e1174dc2de760afb63ee82294e341dc948f6c1b0ce0316&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b64111739d7d5bdfe1115360058fd9bc69d875d76c9fdace051932e1174dc2de760afb63ee82294e341dc948f6c1b0ce0316&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=601_2008_4", "Checksum": "34e83bcceb52b8ac708be5d150249237"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["601 2008 4"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 28.10.2015 601 2008 4"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cours administrative 28.10.2015 601 2008 4"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cours administrative"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Verwaltungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. 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Par la suite, lorsque qu'il a été constaté que\nla situation ne s'améliorait pas, toute une série de mesures a été prise pour s'informer; lui-même\nnotamment avait téléphoné à deux anesthésistes (après discussion: vraisemblablement\nK.________ et J.________), à une date qui devait se situer aux environs des 15/16 mai 2005,\naprès avoir appris de la patiente qu'il y avait eu un problème lors de la pose du bloc\ninterscalénique. Il a souligné que les anesthésistes ne lui avaient pas dit que le cathéter était resté\nen place plusieurs jours. Par ailleurs, au moment de la découverte de l'hématome, et dans le cadre\nd'un colloque radiologique, le Dr N.________ avait pris contact, en sa présence et celle du Dr\nI.________, avec le Dr D.________ qui avait indiqué qu'il n'y avait pas eu de problème lié la\ncapsulite, mais que la difficulté devait provenir de l'anesthésie. Il s'agit du seul contact qui a eu lieu\navec le chirurgien opérateur. Le Dr G.________ a relevé également que la masse relevée par\nl'échographie était explicable par l'hématome qui s'était produit lors de la pose du bloc scalène.\nL'importance de l'hématome expliquait la persistance des douleurs et la limitation de mobilité de\nl'épaule. Elle faisait passer au second plan l'explication liée à la réactivation de la capsulite. Le\ntémoin a indiqué qu'il n'était pas d'accord avec l'expertise lorsqu'il est mentionné que l'infection\nétait présente dès l'origine (avec la pose du cathéter). A son avis, compte tenu du germe mis en\névidence (staphylocoque doré), il n'était pas crédible que l'infection se soit développée à bas bruit\npendant près d'un mois. Il s'est agi d'une surinfection secondaire de l'hématome, dont l'origine est\nextrêmement difficile à déterminer. Même si les taux ressortant de la prise de sang pouvaient aussi\nse rapporter à une inflammation, le témoin a indiqué que l'équipe de l'HIB avait pensé à une\nTribunal cantonal TC\nPage 15 de 28\n\ninfection, puisqu'elle a commencé une antibiothérapie. Cela étant, il n'y avait pas de lien évident\nentre le point de pus décelé et l'hématome sous-jacent; il s'agissait d'un phlegmon et non d'un\nabcès localisé. Néanmoins, suite aux résultats des prises de sang, les médecins de l'HIB ont été\nproactifs puisqu'il a été procédé à une IRM, à un 2ème ultrason et à un examen neurologique. Tout\nen rappelant qu'il n'avait pas vu la demanderesse depuis huit ans, le témoin a indiqué que le\ndiagnostic de SDRC II, lésion étendue de parties sensibles du plexus brachialis, ne lui semblait\npas erroné et qu'il admettait que l'infection qui a eu lieu était de nature à aggraver la situation liée\nsimplement à la capsulite. Il a souligné que pour un centre chargé de rééducation, l'HIB avait, dans\nle cas de la demanderesse, procédé à beaucoup d'analyses compte tenu de sa mission.\n\nLe témoignage du Dr I.________ se recoupe largement avec celui du Dr G.________. Il a indiqué\nqu'en raison de l'emplacement de l'hématome, proche d'une artère et du plexus, et du fait que le\nplexus était irrité, une opération pour l'enlever était délicate. Du moment qu'aucune lésion du nerf\nn'avait été constatée par le spécialiste, il n'y avait pas de nécessité opératoire. Il a exclu lui aussi,\npour les mêmes motifs, que l'infection de l'hématome ait pu se développer dès le début de\nl'hospitalisation. S'agissant de la découverte d'un kyste au soir du 16 mai, le témoin a indiqué que,\nlorsqu'il a examiné l'endroit lors de la visite du 17 mai, il avait constaté la présence d'une papule\nrouge et qu'il n'y avait plus de sécrétion. A son avis, il s'agissait d'une infection locale et\nsuperficielle. Malgré ce fait, les médecins ont pris des mesures (antibiotique par voie orale, et\nexamens) pour voir s'il y avait autre chose; lui-même avait requis une IRM - qui n'avait pas montré\nd'infection ou de lésion du plexus, mais uniquement des hématomes qui étaient connus - et un\navis du neurologue pour savoir si les hématomes pouvaient être responsables d'une lésion du\nplexus et s'il fallait les enlever. Le Dr I.________ a affirmé que, durant la semaine du 16 mai, la\npatiente n'avait pas de fièvre et n'était pas dans un état subfébrile. Cela étant, la fièvre est un\nsigne d'un état inflammatoire, mais cela ne signifie pas qu'il y a infection. On n'opère pas sur la\nseule base d'une CRP élevée. Le témoin a souligné qu'à son avis, lorsqu'il s'est occupé de la\npatiente, celle-ci ne souffrait pas d'un SDRC de type II, mais d'un SDRC de type I dès lors que le\nDr F.________ n'a pas constaté de lésion neurogène lors de son examen. Le Dr I.________ a\nindiqué que l'affection de la demanderesse était complexe parce que de nombreux freins\nretardaient une intervention: la maladie de Sudeck, l'hématome du plexus qui interdisait une\nintervention et la survenance brutale de l'abcès comme une bombe biologique. Or, dans un Centre\nde traitement et de rééducation (1 médecin pour 23 patients), les processus prennent plus de\ntemps que dans un hôpital universitaire (1-5) ou dans un hôpital non universitaire (1-10).\n\n"}