{"Signatur": "FR_TC_007", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2015-10-28", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_007_601-2008-4_2015-10-28.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/601_2008_4_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b64111739d7d5bdfe1115360058fd9bc69d875d76c9fdace051932e1174dc2de760afb63ee82294e341dc948f6c1b0ce0316&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b64111739d7d5bdfe1115360058fd9bc69d875d76c9fdace051932e1174dc2de760afb63ee82294e341dc948f6c1b0ce0316&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=601_2008_4", "Checksum": "34e83bcceb52b8ac708be5d150249237"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["601 2008 4"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 28.10.2015 601 2008 4"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cours administrative 28.10.2015 601 2008 4"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cours administrative"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Verwaltungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. 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Il souligne encore une fois que la demanderesse présentait un syndrome inflammatoire\net que toute inflammation n'implique pas une infection. Par ailleurs, les staphylocoques dorés ont\nété retrouvés à la peau et non dans les tissus profonds. Il n'était pas possible dès lors de poser un\ndiagnostic d'infection de l'hématome. Cela d'autant plus que, par ailleurs, l'état de la patiente était\nparfaitement stable sur le plan clinique, sans caractère septique. L'absence d'urgence chirurgicale\navait en outre été constatée par deux médecins chefs internistes, un médecin chef orthopédiste,\nun médecin chef de clinique et par le neurologue expert de l'HFR. Le défendeur estime dès lors\nque l'experte n'a pas donné assez de poids au fait que, dans ce contexte stable, les médecins\nn'ont pas connu la persistance d'un cathéter interscalénique pendant plusieurs jours.\n\nLe défendeur conteste également l'affirmation de l'experte selon laquelle un écoulement de pus est\nsurvenu le 16 mai 2005. Il prétend qu'en réalité, seule une tête d'épingle purulente sur un fond\nérythémateux de 1-2 mm a été enlevée par le frottis. Il n'y a pas eu d'écoulement. Il s'agissait\nd'une infection cutanée très localisée, sans lien direct avec l'hématome. Il n'y avait pas de soupçon\nd'infection des tissus profonds, comme le confirme le dosage léger de l'antibiothérapie à objectif\npréventif. Le défendeur admet qu'il est vraisemblable que l'infection superficielle se soit ensuite\ndisséminée en profondeur pour atteindre tout l'hématome, mais ceci est un processus évolutif.\n\nS'agissant de l'interprétation des ultrasons et de l'IRM, le défendeur estime que l'experte ne\npouvait pas s'écarter des rapports écrits des radiologues qui parlent d'hématome et non pas\nd'abcès. Si ces examens ne permettent pas de différencier un hématome d'un abcès, l'examen\nclinique ne le permet souvent pas non plus et ces imageries sont des aides au diagnostic. Dans ce\ncadre, l'apparition de collections aériques dans un hématome tend à confirmer la conversion\ninfectieuse de l'hématome.\n\nLe défendeur estime que l'experte n'a pas pris en considération le fait que le spécialiste en\nneurologie - et par conséquent en affection du plexus - n'a pas constaté de plexite significative. Il\nn'a pas décelé d'urgence opératoire, ni de nécessité de recourir à la sanction chirurgicale.\nComment pouvait-on attendre des médecins de l'HIB qu'ils agissent en urgence sur un plexus\naxillaire, alors que le neurologue de référence du canton ne postulait pas cette mesure. Il n'y avait\nTribunal cantonal TC\nPage 14 de 28\n\naucun contre-argument pour agir contre l'avis du spécialiste. D'ailleurs, même si la patiente avait\nété transférée, il est peu probable qu'elle ait été opérée plus tôt, car de l'avis du défendeur, ce\nn'est que dans les tous derniers jours avant l'intervention que la dissémination de l'infection à tout\nl'hématome et sa conversion en abcès a pris sa dimension clinique, mais pas le 20 mai.\n\nComparant la sévérité de l'experte envers les médecins de l'HIB avec la mansuétude qu'elle a\nmontrée en faveur de la Clinique E.________, le défendeur conteste que les reproches de\npassivité à l'encontre de l'HIB soient avérés. Ses responsables ont demandé l'avis d'un chirurgien\northopédiste, une IRM à brefs délais et l'équipe médicale comprenait un rhumatologue éminent\nspécialiste de l'épaule. La patiente présentait d'abord un syndrome inflammatoire dans la région de\nl'épaule droite lié à un hématome qui s'est progressivement infecté. Dire que l'intéressée\nprésentait un syndrome infectieux dès le 16 mai 2005 est faux et constitutif d'arbitraire.\n\nLe défendeur conteste enfin que la vie de la demanderesse ait été en danger en raison d'un risque\nde sepsis. Il est faux également de prétendre que, sans le drainage spontané, il y aurait eu un\nsepsis cliniquement important. En effet, les discussions pour une intervention étaient engagées et\nla patiente était sous surveillance.\n\nSous l'angle procédural, le défendeur a requis l'audition des Dr G.________ et I.________ ainsi\nque du Dr F.________ en qualité de témoins. Il a sollicité également qu'une expertise soit\ndiligentée en matière de rhumatologie pour établir la causalité éventuelle entre les prétendus actes\nillicites et les dommages invoqués par la demanderesse.\n\nM. Le 25 avril 2013, le Juge délégué à l'instruction de l'action a procédé aux auditions requises.\nDans leur témoignage respectif, les Dr G.________, I.________ et F.________ ont confirmé en\nsubstance ce que le défendeur avait indiqué dans ses écritures.\n\n"}