{"Signatur": "FR_TC_007", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2015-10-28", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_007_601-2008-4_2015-10-28.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/601_2008_4_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b64111739d7d5bdfe1115360058fd9bc69d875d76c9fdace051932e1174dc2de760afb63ee82294e341dc948f6c1b0ce0316&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b64111739d7d5bdfe1115360058fd9bc69d875d76c9fdace051932e1174dc2de760afb63ee82294e341dc948f6c1b0ce0316&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=601_2008_4", "Checksum": "34e83bcceb52b8ac708be5d150249237"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["601 2008 4"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 28.10.2015 601 2008 4"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cours administrative 28.10.2015 601 2008 4"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cours administrative"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Verwaltungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. 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Il relève tout d'abord qu'il est\nadmis dans la littérature qu'au cours de phases inflammatoires d'une capsulite rétractile, tout geste\nopératoire est contre-indiqué, les mobilisations sous narcose et les arthrolyses étant réservées à\ndes évolutions tardives, lorsque les douleurs nocturnes ont disparu, le schéma capsulaire installé,\navec persistance uniquement des douleurs mécaniques. En règle générale, ce type d'intervention\nne doit se faire qu'après des mois d'évolution, car en phase active (inflammatoire), les gestes\nchirurgicaux exacerbent la symptomatologie, réactivent les symptômes nocturnes, le schéma\ncapsulaire et l'impotence fonctionnelle. L'intervention du 18 avril 2005 par le Dr D.________ n'avait\ndonc pas été réalisée dans les règles de l'art, car prématurée et en partie inutile puisque la simple\nmobilisation sous anesthésie avait donné un résultat excellent qui appelait une abstention\nchirurgicale (renoncement à l'arthroscopie). De même, il était surprenant que les actes posés par\nTribunal cantonal TC\nPage 7 de 28\n\nles anesthésistes n'aient pas été considérés comme problématiques par l'expert privé, dès lors\nque c'est vraisemblablement le geste anesthésique qui a provoqué la survenue de l'hématome\nautour de l'épaule et dans le pectoral, infiltrant le plexus axillaire, et qui s'est secondairement\nsurinfecté. Le défendeur souligne qu'hormis le document intitulé \"Feuille de transfert de patient\", la\nClinique E.________ n'avait transmis aucun autre document concernant la demanderesse à l'HIB.\n\nS'agissant du comportement de ses agents, le défendeur conteste que les douleurs de la patiente\nn'aient pas été suivies et prises en considération. Le dossier médical de l'HIB contient une\névaluation continue de la douleur sous forme de graphique basé sur les plaintes de l'intéressée.\nEn outre, cette dernière avait été transférée au service de rééducation de l'HIB pour une\nrééducation d'une épaule et non pas pour investigation d'une épaule hyperalgique. Du moment\nque la Feuille de transfert de la Clinique E.________ ne contenait aucune précision quant au suivi\nmédical, il n'était pas possible de savoir si des examens de laboratoire avaient été pratiqués (il n'y\nen a eu aucun, malgré les plaintes) durant les 10 jours précédant l'admission de la demanderesse\nà l'HIB. Un Centre de Traitement et de Rééducation (CTR) n'a pas pour vocation de répéter les\ninvestigations faites dans des hôpitaux de soins aigus.\n\nCela étant, le défendeur estime que la demanderesse a été correctement traitée lors de son\nhospitalisation à l'HIB et qu'aucune violation des règles de l'art médical ne peut être reprochée aux\nmédecins et au personnel médical qui se sont occupés d'elle. En particulier, il rappelle que les\ndouleurs persistantes et importantes dont se plaignait la demanderesse étaient explicables par la\nréactivation de la capsulite rétractile provoquée par l'intervention chirurgicale prématurée qui avait\nété entreprise par le Dr D.________. Lorsque l'échographie a été effectuée, le 11 mai 205, les\nrésultats ont montré la présence de masses solides et absolument pas de collection liquidienne ou\nde niveaux hydroaériques, de sorte qu'il était raisonnable de retenir l'existence d'un hématome et\nnon pas d'un abcès. L'hématome et la réactivation de la capsulite expliquaient l'importance des\ndouleurs résiduelles et l'impotence fonctionnelle de la demanderesse. Quoi qu'il en soit, le\ndéfendeur prétend que, devant témoins, les médecins de l'HIB ont informé le Dr D.________ de\nces résultats sans provoquer de réaction de sa part. Dans la même journée, mis au courant par la\npatiente des difficultés rencontrées lors de la pose du cathéter, les médecins ont contacté les\nanesthésistes, qui ont confirmé avoir eu un problème à ce sujet; ce qui a renforcé la conviction des\nmédecins de l'HIB quant à l'existence de l'hématome. Lorsque, le 16 mai 2005, un petit kyste a été\ndécouvert a l'endroit où le cathéter avait été posé, les médecins de l'HIB ont examiné la patiente et\nont constaté qu'il s'agissait d'un petit furoncle superficiel, raison pour laquelle ils ont prescrit un\nantibiotique pour éviter une surinfection de l'hématome sous-jacent. Il ne s'agissait pas de lutter\ncontre une infection, mais d'en éviter une. Ils ont ordonné une analyse bactériologique, qui a\nconfirmé que le médicament administré immédiatement était efficace. Pour le défendeur, l'expert\nprivé et la demanderesse qui parlent de \"pansement post-opératoire souillé\" sont dans l'erreur sur\nles faits: il s'agissait d'un petit furoncle, localisé à distance de la plaie opératoire et survenu près\nd'un mois après le geste anesthésique, alors qu'entre deux, il n'y avait à cet endroit aucune\ncicatrice. Le 18 mai 2005, des tests sanguins ont été effectués. Même si les résultats ont montré\nune élévation de la CRP (protéine C réactive), cette dernière était encore compatible avec\nl'important hématome constaté et la formule sanguine complète (FSC) ne montrait aucune\ndéviation de leucocytes parlant pour une affection symptomatique. Le défendeur souligne que la\npatiente ne montrait pas d'état fébrile, ni de signes infectieux cliniques. Le même jour, le 18 mai\n2005, une IRM a été pratiquée, à Lausanne, sur l'épaule. Cet examen a conforté les médecins de\nl'HIB dans leur opinion sur l'existence d'un hématome. Le 20 mai 2005, la patiente a été examinée\npar un neurologue (Dr F.________) qui a diagnostiqué la présence d'un syndrome de Sudeck et\nTribunal cantonal TC\nPage 8 de 28\n\n"}