d) Dans ces conditions, au moment où, le 16 octobre 1995, en application de la législation fédérale sur la protection des eaux, l'OPEN a interdit à l'Etat de Fribourg d'exploiter la gravière litigieuse, celui-ci n'avait pas de titre qui fondait son exploitation, cette dernière se déroulant de manière "sauvage". Si le recourant avait voulu, à cette date, procéder à l'exploitation du solde de gravier qui se trouvait encore dans le sous-sol de ses immeubles, il aurait dû demander une autorisation d'exploiter qu'il ne pouvait pas obtenir en raison de la législation en vigueur. Il ne peut donc pas se plaindre d'avoir été privé d'un usage futur très probable de ses bien-fonds.