Il n'y avait plus de titre juridique fondant l'exploitation du gravier, qui s'est déroulée de manière "sauvage". Le fait que, par commodité, les autorités cantonales et fédérales chargées des routes nationales se soient arrangées entre elles pour continuer l'extraction du gravier à d'autres fins ne change rien à cette constatation. En particulier, la lettre de l'Office fédéral des routes du 7 juin 1990 n'a aucune valeur juridique sous l'angle de l'autorisation d'exploiter la gravière.