A son avis, c'est à raison que la Commission d'expropriation a constaté qu'il incombait aux autorités cantonales compétentes en matière d'aménagement du territoire, de concert avec le service compétent en matière de protection des eaux, d'interdire l'exploitation de gravières dans un périmètre de protection des eaux jusqu'à détermination des points de captage et délimitation des zones de captage. Ces collectivités publiques sont également compétentes pour indemniser les titulaires de droits réels devant supporter une expropriation matérielle résultant de ces mesures d'aménagement du territoire.