Au demeurant, depuis le jugement du Tribunal pénal, en mai 2014, aucun élément ne tend à démontrer que la situation de l’appelant aurait évolué positivement, de manière à remettre en cause les conclusions des rapports précités. En effet, outre le rapport de comportement établi par les Etablissements de Bellechasse (courrier du 16.01.2015) qui n’apporte pas d’élément relevant quant à l’état de santé de l’appelant et l’évolution de sa situation, les autres intervenants interrogés décrivent son état comme stationnaire, voire inquiétant. Le SASPP a relevé que "l’intéressé affirme encore à ce jour avoir des idées suicidaires récurrentes et se qualifie ouvertement de « personnalité dépressive ».