Le Ministère public a estimé que la mise en danger était évidente. Le prévenu et ses acolytes avaient tout fait pour échapper à la police et n'avaient eu aucune intention de se rendre. Les déclarations des plaignants et du prévenu n'étaient pas de valeur égale. Les premières s'inscrivent parfaitement dans le cadre de la course-poursuite effrénée de la nuit du 18 avril 2010 et se recoupent, alors que celles du prévenu s'inscrivent dans un souci constant de ne pas passer pour un criminel endurci et ne sont étayées par aucun élément du dossier.