Il est certes concevable que pour une victime d'abus, il puisse être délicat d'aborder les violences sexuelles et de s'en confier à des tiers, de sorte qu'il n'est pas inhabituel qu'un certain temps s'écoule avant qu'une dénonciation ne devienne effective; ce seul élément ne saurait nuire à la crédibilité de la plaignante. Cependant, dans le cas présent, ce qui interpelle la Cour, c'est que B.________ a choisi, en audition du 13 janvier 2012, de parler d'un viol qu'elle aurait subi en août 2008 et donc de s'ouvrir sur la question des éventuels abus, sans pourtant évoquer les violences sexuelles ultérieures.