La Cour rappelle que le principe de non-incrimination permet au prévenu de se réfugier dans une attitude passive (il bénéficie du droit au silence). Ce n'est que dans le cas où le comportement du prévenu rend plus difficile l'enquête pénale par des dénégations opiniâtres, dont on peut déduire une absence de remords et de prise de conscience de sa faute qu'il est possible de considérer l'absence de collaboration comme facteur aggravant la peine (TF, arrêt 6B_761/2013 du 13 janvier 2014 consid. 2.2).