Cela étant, la police est autorisée à "patrouiller" sur le monde virtuel public comme elle le fait dans le domaine public du monde réel. Elle peut ainsi sans autres visiter les espaces de communication publique (homepages, blogs ou chatrooms) non sécurisés et sauvegarder les données qu'elle Tribunal cantonal TC Page 7 de 14 pourrait y trouver, aussi longtemps que la police (l'agent de police) n'intervient pas activement dans les conversations (GLESS, ZStrR 130/2012, p.15). Il ne s'agit alors pas d'une observation au sens strict et partant pas d'une mesure de contrainte.