Il n'est pas contesté que l'appelante avait auparavant travaillé dans plusieurs cabarets en Suisse, dans lesquels elle s'était adonnée à la prostitution, et qu'elle connaissait ainsi les conditions d'engagement dans ce genre d'établissements lorsqu'elle a signé son contrat. En outre, elle disposait d'un permis de séjour, avait un imprésario dans notre pays et devait percevoir un salaire. Il résulte de plus de ses propres déclarations qu'elle n'a travaillé, en tout et pour tout, que 3 heures dans le cabaret géré par le prévenu et que, durant ce laps de temps, elle n'a pas été sollicitée au niveau sexuel par des clients, mais a parlé avec un seul d'entre eux qui a payé pour qu'elle puisse