Il n'est ainsi pas exclu, au-delà de tout doute raisonnable, que la prévenue ait vu dans ce mariage une possibilité de fonder enfin une famille et avoir des enfants, ce qui lui assurait un statut social convenable dans son pays d'origine alors même qu'elle n'était plus en âge et en condition de se marier avec un compatriote. Ainsi, afin de réaliser ce vœu, elle a pris le risque de quitter un pays dans lequel elle avait grandi et où elle occupait un emploi bien rémunéré, et ce pour en définitive se retrouver dans une situation et avec un emploi précaires en Suisse. Dans cette hypothèse