l'entrée en Suisse. La tromperie peut avoir lieu par omission lorsque le silence porte sur des faits essentiels et que la loi prévoit une obligation de collaborer, celle-ci créant une position de garant, et que l'auteur réalise que l'autorité est dans l'erreur (cf. VETTERLI/D'ADDARIO DI PAOLO, op. cit., art. 118 N 5). Le mariage fictif, bien que cité comme exemple de silence qualifié sur des faits essentiels, constitue en réalité un acte positif puisque l'on fait croire à l'autorité qu'il y a une volonté conjugale (cf. VETTERLI/D'ADDARIO DI PAOLO, op. cit., note 13 p. 1207). Les conditions de l'art. 118 al. 1 LEtr sont ainsi remplies en cas de mariage fictif (cf. ZÜND, in Spescha e.a.