L’on peut certes se demander si les frais de première instance ne devraient pas être mis à la charge, du moins partiellement, du prévenu en application de l’art. 426 al. 2 CPP, le prévenu ayant admis être l’auteur du mail anonyme adressé au SCC. Or, dans la mesure où aucune procédure pénale n’aurait dû être ouverte en l’absence d’une plainte pénale valablement déposée, l’on ne saurait dire que le prévenu a provoqué l’ouverture de la procédure. Les autorités de poursuite auraient dû s’assurer qu’une plainte pénale avait été valablement déposée avant de poursuivre leurs enquêtes et d’entendre le prévenu le 11 octobre 2011.