L’interdiction de formalisme excessif ne commande non plus de considérer qu’une plainte pénale ait été valablement déposée par le plaignant, car l’auteur supposé du délit a également un droit constitutionnel de savoir en temps utile, en vertu du principe de célérité, si une enquête pénale est menée à son encontre (RIEDO, Strafantrag, p. 422, 404 s.). Il s’ensuit que la plainte n’a pas été déposée conformément au prescrit de l’art. 304 al. 1 CPP. Le délai de 3 mois pour porter plainte ayant expiré depuis longtemps, il n’est plus possible de remédier à ce vice.