Le bien juridique protégé est la liberté de se déplacer physiquement. Dans le cas de la séquestration, la victime est retenue sans droit, alors qu'en cas d'enlèvement, elle est au contraire amenée d'un endroit vers un autre (ATF 119 IV 216 c. 2e p. 220, JdT 1995 IV 108; ATF 118 IV 61 c. 2b p. 63 et c. 3a p. 64, JdT 1994 IV 86; DELNON/RÜDY in: Basler Kommentar, Strafrecht, vol. II, 3e éd. 2013, n. 20 et 23 ad art. 183 CP). Des circonstances aggravantes au sens de l'art. 184 al. 4 CP sont réalisées lorsque la privation de liberté dure plus de dix jours (ATF 119 IV 216 précité c. 2 d et e pp. 219 ss).