Selon la jurisprudence fédérale, les moyens de preuve obtenus illégalement par des particuliers ne sont admissibles que si les autorités de poursuite pénale auraient pu les obtenir légalement et en outre que si la pesée des intérêts parle en faveur de son admissibilité (cf. TF arrêt 6B_983/2013 du 24 février 2014 consid. 3.2). Pour que l'autorité puisse obtenir un moyen de preuve comme un enregistrement d'une conversation, elle doit avoir des soupçons suffisants laissant présumer une infraction (cf. art. 197 al. 1 let. b et 280 CPP).