Il n'existe en l'occurrence aucun motif pertinent de s'écarter de l'expertise du Dr M.________, ceci d'autant plus que cette expertise répond à des questions dont les réponses demandent des connaissances particulières que ne possède pas le juge pénal et que ses conclusions, relatives notamment à la nécessité d'une mesure de traitement des addictions, sont confirmées par son médecin traitant, le Dr O.________, qui a suivi le prévenu depuis son premier passage à l’hôpital P.________ en 2005 qui faisait suite à un coma éthylique avec intoxication à 7,44 ‰ qui aurait alors pu lui être fatale (DO I/4'039).