Il n’a pas hésité une seule seconde à commettre l’irréparable, cédant à son envie subite de se faire justice ou de se faire respecter. Son acte est ainsi non seulement totalement disproportionné, mais bien plus encore, il est injustifiable. Il est d’autant plus injustifiable que, lorsque le prévenu est allé chercher le fusil de chasse, chargé et prêt à l’emploi, qu’il entreposait dans sa chambre, l’agression dont il se dit victime était terminée et que les B.________ étaient en train de regagner leur appartement. En résumé, A.________ n’a fait que des mauvais choix.