Le prévenu n’est dès lors pas crédible lorsqu’il affirme qu’il ne voulait tirer qu’un simple "coup de semonce" dans le dessein de "donner une bonne leçon" à sa victime le jour du drame, compte tenu du fait que, par définition, un tir de sommation a pour dessein d'intimider un adversaire et non pas de porter atteinte à l’intégrité physique de ce dernier. Or, dans le cas présent, à aucun moment le prévenu n’a tiré un coup de sommation en l’air, par exemple, ce qui aurait été apte à atteindre le but qu’il prétend s’être fixé le jour des faits, à savoir intimider la victime qui n’arrêtait pas de le harceler.