e) Enfin, il n'est pas contesté que l'ablation du clitoris équivaut à la mutilation d'un organe important, soit une atteinte grave à la santé. Même si le fait de connaître le plaisir sexuel n'est pas "nécessaire à la survie", qu'il ne permet pas la procréation et ne la favorise pas, la capacité de ressentir du plaisir en vivant sa sexualité est une composante importante – peut-être même centrale – de l'existence humaine et contribue à l'épanouissement de la personnalité (TRECHSEL / SCHLAURI, Les mutilations génitales féminines, UNICEF, Zurich 2004, DO/ 9021).