Comme l'indique l'Institut suisse de droit comparé dans son avis de droit du 12 novembre 2007, le recoupement de plusieurs sources confirme que 97 à 98% des femmes somaliennes subissent des mutilations sexuelles (DO/ 8010), une pratique qualifiée de quasi-universelle, la majeure partie des femmes étant par ailleurs infibulées. Un rapport de l'Office fédéral des migrations du 10 août 2010, intitulé "Les diasporas somaliennes et érythréennes en Suisse", estime également à 98% le taux des fillettes et de femmes victimes de ces pratiques, 80% d'entre elles étant infibulées (Unicef 2008), l'infibulation étant considérée comme la forme la plus grave de mutilation génitale