Le Ministère public a tout d'abord estimé qu'il existait un risque de mutilation concret au moment du retour de B.________ en Somalie et du séjour qui s'en est suivi du fait de l'acceptation de la mutilation génitale féminine comme étant socialement nécessaire par la population somalienne, en particulier par la mère biologique de B.________. Il rappelle que, selon les experts, 97 à 98% des femmes somaliennes subissent des mutilations génitales. Dans ces circonstances, le consentement de la mère biologique de B.________ n'était pas une intervention extérieure qui rompait le caractère immédiat du danger, mais devait être vu comme un aspect concret et quasi inéluctable de ce danger.