b) La Cour relève, à titre préliminaire, que, le 1er juillet 2012, le nouvel art. 124 a été introduit dans le Code pénal. Il prévoit que celui qui aura mutilé des organes génitaux féminins, aura compromis gravement et durablement leur fonction naturelle ou leur aura porté toute autre atteinte sera puni d'une peine privative de liberté de dix ans au plus ou d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins (al. 1). Quiconque se trouve en Suisse et n'est pas extradé et commet la mutilation à l'étranger est punissable. L'art. 7, al. 4 et 5, est applicable (al. 2). Les actes préparatoires sont également punissables (art. 260bis al. 1 let. cbis).