Personne ne conteste que la tenue des comptes était chaotique et même catastrophique. L'accusé attendait la fin de l'année pour remplir le journal, ce qu'il faisait sur la base du CCP et de quelques factures qu'il avait conservées. Il a également déclaré qu'il gérait le compte de l'Officialité comme son compte propre (DO 1A/3057). Bien sûr, comme le relève le Ministère public, l'accusé avait l'obligation, dans l'exercice de ses fonctions d'Official, de tenir à jour une comptabilité précise et de fournir une justification des entrées et sorties comptables. L'action pénale pendante n'a toutefois pas cet objet-là mais celui de l'utilisation des fonds.