Le droit de rétention permet au créancier qui, du consentement du débiteur, se trouve en possession de choses mobilières ou de papiers-valeurs appartenant à ce denier, de les retenir jusqu’au paiement, à la condition que sa créance soit exigible et qu’il y ait un rapport naturel de connexité entre elle et l’objet retenu (art. 895 CC). Le caractère éminemment civil du litige peut justifier le classement de la plainte pénale par l’autorité de poursuite, cela au bénéfice des principes de subsidiarité et de l’opportunité de la poursuite pénale (FAVRE/PELLET/STOUDMANN, Code pénal annoté, 2011, art. 1 CP, ch. 1.31 s.).