d) En l’espèce, une prolongation de la détention provisoire de trois mois, qui porterait la durée totale de cette dernière à six mois, n’est en soi pas disproportionnée, vu la peine privative de liberté prévisible nettement supérieure au minimum légal d’un an (art. 19 al. 2 LStup). Or, même si l’affaire est complexe, une période de trois mois pour éliminer les dernières divergences paraît clairement disproportionnée, vu qu’une quantité de preuves a déjà été récoltée et que la grande partie des faits a été établie.