Cela étant, même en cas d’administration de preuves sans mandat, celles-ci ne deviennent pas pour autant automatiquement inexploitables. En effet, dans un arrêt du 14 février 2013, le Tribunal fédéral a déjà dû se pencher sur la question de la validité du contrôle par la police d’un iPhone sans mandat de perquisition. Le Tribunal fédéral a retenu qu’une action autonome menée par la police sans mandat de perquisition n’impliquait pas de prime abord, suivant les circonstances concrètes du cas, une interdiction d’exploiter les preuves obtenues (ATF 139 IV 128, cons. 1.6 et 1.7/JdT 2014 IV 15