Ainsi, si elle a été empêchée d’observer le délai d’opposition, c’est bien par une faute qui lui est imputable. Enfin, l’appréciation du Ministère public quant aux explications contenues dans la demande initiale de restitution ne porte pas le flanc à la critique, dans la mesure où la recourante s’était limitée à dire que la Poste ne l’avait jamais invitée à retirer son avis. Selon la jurisprudence, cette seule affirmation est insuffisante ; A.________ aurait dû rendre vraisemblable dans sa demande de restitution formulée le 28 août 2014 que des erreurs s’étaient produites lors de la notification, ce qu’elle n’a pas fait.