Bien que le Procureur général adjoint, qui est de langue maternelle allemande, n’ait eu aucune difficulté à mener l’instruction de la cause, principalement en français, il apparaît légitime et compréhensible que, pour la suite de la procédure et en particulier la phase de jugement, l’accusation soit soutenue par un procureur de langue maternelle française qui aura davantage d’aisance et de facilité à plaider dans cette langue. Il s’ensuit que même recevable, ce grief aurait été rejeté.