Dans ses observations, en substance, le Ministère public admet que la procédure pénale a duré trop longtemps et que la violation manifeste du principe de célérité a été retenue en qualité de circonstance atténuante dans la fixation de la peine prononcée contre le recourant pour gestion fautive (cf. ordonnance pénale du 10 septembre 2014 = DO/10'035 ss). Le Ministère public souligne toutefois d'une part que cette longue durée a aussi été causée par l’interaction avec un autre dossier pour lequel le recourant et son ex-employé devront comparaître devant le Tribunal pénal pour escroquerie, respectivement complicité d’escroquerie, faux dans les titres et diverses