Les déclarations de l'enfant sont telles qu'il serait aventureux d'en déduire qu'il a subi une pénétration anale d'un ou plusieurs adultes pour les motifs qu'expose le Ministère public : Ainsi il n'a évoqué un abus sexuel que quatre mois après les faits – qui auraient pourtant dus être très douloureux pour lui – alors qu'il s'est plaint immédiatement d'une part que des garçons lui tapaient sur la tête et d'autre part de douleurs au "cucu" lors d'un problème de selles; au demeurant, lorsqu'il a montré à la psychologue comment on lui avait fait mal à cet endroit, il l'a fait en frottant fortement le tapis de jeu sur lequel il se trouvait, mimant ainsi l'action de frotter avec des lingettes.